jeudi 20 août 2015
accepter sans se pardonner
Je trouve qu'il y a quelque chose d'eminnament présomptueux dans l'idée de se pardonner à soi même. Et que la réalité de ce qu'il faut bien appeler un abus de langage est, en fait, l'acceptation, issue finale d'un processus de deuil. Parce qu'on a cru bien faire, que la réalité s'est révélé toute autre et qu'en fait, la mort de cette croyance finit par son acceptation profonde. Ainsi, le regret sera éternel mais la peine qui y est attachée aura disparu, à force de temps et de mots, selon le vieil adage que la parole divise la peine et multiplie la joie. Ce ne serait donc plus sur le pardon à soi qu'il conviendrait de se pencher, mais sur l'acceptation. De cela découlerait alors que le pardon est le fruit d'autrui qu'on ne peut en la matière que recevoir et non se délivrer ? Et qu'adviendrait-il de quelque chose d'accepté mais de jamais pardonné par l'autre ?
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